Le Conseil de Sécurité des Nations-Unies a tenu, mercredi à New-York, sa réunion semestrielle de consultations à huis-clos sur la question du Sahara Marocain, en présence du représentant personnel du Secrétaire Général et chef de la Minurso, Alexander Ivanko, et de l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, Staffan de Mistura, qui devait présenter les conclusions qu’il a tirées de sa première tournée dans la région, y compris dans les provinces sahariennes du Maroc.
Rappelons que la dernière Résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui a prorogé d’un an le mandat de la MINURSO (au 31 octobre 2022), a conforté et confirmé la continuité du processus des tables rondes avec ses modalités et avec ses quatre participants, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le «Polisario», en tant que seul et unique cadre pour le règlement du conflit régional autour du Sahara Marocain.
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A souligner que les nouvelles consultations interviennent dans un contexte marqué par un soutien grandissant à la Marocanité du Sahara, à la légitimité des droits du Royaume sur ses provinces du Sud et au plan d’autonomie comme seule et unique solution à ce différend régional La réunion de mercredi est intervenue aussi à un moment où l’initiative marocaine d’autonomie continue de récolter l’appui fort et agissant des États membres des Nations-Unies dont une grande partie soutient le plan marocain d’autonomie.
Ainsi, après la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara et leur soutien, avec celui de l’Allemagne, des Philippines, des États Arabes et de plusieurs pays d’Afrique à l’initiative d’autonomie présentée par le Royaume en 2007, comme «la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend», la position de l’Espagne a été exprimée le mois dernier par le Président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, dans un message à S.M. le Roi Mohammed VI, ainsi que lors de sa récente visite au Royaume, à l’invitation du Souverain.
L’Espagne, ancienne puissance coloniale du Sahara, reconnaît désormais la proposition du Maroc et appuie tous ses efforts pour déboucher sur une solution à ce conflit artificiel.
La conjoncture internationale est également marquée par l’ouverture de 25 consulats généraux de pays arabes, africains et d’Amérique dans les villes de Laâyoune et Dakhla dont le dernier est celui de l’Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO), qui regroupe six États membres de l’ONU, à savoir Grenade, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, Dominique et Saint-Christophe-et-Niévès. L’ouverture de ces consulats consacre la reconnaissance internationale de la Marocanité du Sahara.
Au niveau de l’Union Européenne, beaucoup de pays commencent à s’apercevoir de la superficialité du conflit autour du Sahara et à voir ce dont ils peuvent bénéficier d’un partenariat avec le Maroc en soutenant le Royaume de manière officielle car le monde a eu le temps d’apprécier les efforts de développement économique et social consentis par le Maroc au Sahara et qui bénéficient en premier lieu aux Populations Sahraouies.
Il était attendu, lors de la réunion de mercredi, à ce que le Conseil de sécurité exige de toutes les parties de revenir au processus politique avec, comme base de discussion, le plan d’autonomie proposé par le Maroc, sachant que l’Algérie, seule responsable de ce conflit artificiel, avait déclaré son refus de prendre part aux tables rondes.
Si l’Algérie maintient son refus, ce qui est fort probable, elle montrerait encore une fois ses contradictions, à savoir qu’elle n’est pas un pays observateur comme elle le prétend, mais un pays qui entrave toute solution au conflit. Sinon, elle doit se retirer complètement de ce dossier, ouvrir les camps de Tindouf et permettre au Maroc de mener des négociations avec les Sahraouis de ces camps.
Nous pouvons donc conclure que la prééminence, le sérieux et la crédibilité de l’initiative marocaine ont été consacrés par 18 Résolutions du Conseil de Sécurité depuis 2007, y compris la Résolution «2602» adoptée en octobre 2021, et que la réunion tenue mercredi par le Conseil de sécurité intervient dans un contexte diplomatique international très favorable au Maroc et à sa première et noble cause nationale.

